Comment s'effondrent les empires ?

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En 43 av. J-C, il y a plus de 2 000 ans, les consuls Antoine, Lépide et Octavien, en guerre, se livraient bataille pour le contrôle de Rome après l'assassinat de Jules César au mois de mars de la même année. Chacun avait des légions à leur disposition. Le Sénat de Rome était terrifié, et attendait le résultat de la confrontation pour prendre parti.

Finalement, les trois hommes ont choisi d'unir leurs pouvoirs et de gouverner Rome ensemble dans ce qui est devenu le Second Triumvirat. Cet organisme a été créé à cette époque par une loi nommée lex Titia en 43 av. J-C.

La création du Second Triumvirat est d'une importance historique considérable : en tant que groupe exerçant des pouvoirs dictatoriaux, il représente la dernière étape de la décadence de Rome dans sa transition de la république vers l'autocratie.

Le Second Triumvirat s’est terminé 10 ans après, lorsqu'Octavian a déclaré la guerre à ses partenaires une fois de plus, ce qui a entraîné le célèbre suicide de Marc Antoine avec Cléopâtre en 31 av. J-C. Octavien a finalement été récompensé par un titre supérieur et une puissance presque suprême, et il est généralement considéré comme le premier empereur de Rome. Les choses ne feront qu'empirer à partir de là.

Tibère, le successeur d'Octavien, était un paranoïaque déviant, avide de sang. Il a passé la dernière décennie de son règne complètement détaché de Rome, en vivant dans la ville de Capri.

L’empereur Caligula suivit Tibère, tristement célèbre pour sa dépravation morale et sa folie. Selon les historiens romains Suetonius et Cassius Dio, Tibère enverra ses légions en marches inutiles et transformera son palais en un bordel d'une telle renommée qu'il aurait inspirer le film porno de 1979 qui porte le même nom.

Caligula fut suivi de Claudius, un homme atteint de bégaiement, bavard et confus comme le décrivent ses contemporains.

Puis il y a eu Néron, qui non seulement a réussi à incendier sa propre ville, mais a été aussi le premier empereur à dévaloriser la monnaie de Rome.

Vous connaissez la suite de l'histoire : les Romains ont vu leurs dirigeants et leur pays aller de pire en pire, jusqu’aux invasions barbares.

À l’ époque, il y avait deux groupes de personnes. Et les premiers étaient des gens qui se disaient : « On a touché le fond, et les choses ne peuvent que s'améliorer . »

À l’époque, le patriotisme était récompensé par des libertés civiles réduites, des impôts plus élevés, des despotes insensés au pouvoir et une monnaie dévalorisée.

L'autre groupe était composé de gens qui ont vu les signes avant-coureurs et qui pensaient : « Je dois partir d’ici ». Ils suivaient leur instinct et se sont rendus à d'autres endroits où ils pouvaient bâtir leur vie, survivre et prospérer plus sereinement.

Je soulève ce point parce que j'aimerais ouvrir un débat délicat. Je me souviens d’une discussion plutôt passionnée récemment qui suggérait que « partir, c'est-à-dire s'enfuir, n'est certainement pas la bonne réponse à tout cela ».

Je trouve cette logique imparfaite. Bien que la notion de rester et de « combattre » soit une noble idée, n'oubliez pas qu'il n' y a pas de véritable ennemi ou de force à combattre en face. Puisque le gouvernement est une bureaucratie sans visage, une attaque frontale est impossible, ou au mieux suicidaire.

Tant que les militaires du gouvernement n'auront pas commencé à se mêler aux milices citoyennes dans les rues, tout cela restera une bataille idéologique. Et ce sera au mieux une bataille difficile.

Le système éducatif contrôlé par le gouvernement nous lobotomise dès l'enfance en nous faisons croire que les gouvernements sont légitimes, et que nous devrions tous nous subordonner à leur autorité et au bien commun qu'ils dicteront à leur seule discrétion.

Par définition, un gouvernement a une mentalité de mafieux, c'est aussi simple que cela. Voulez-vous gaspiller vos précieuses ressources limitées (votre temps, votre argent, votre énergie) pour essayer de convaincre votre voisin qu'il ne devrait pas attendre de l’aide ou un changement du gouvernement ?

Vous pourriez passer toute votre vie à essayer de convaincre votre entourage. Mais les gens doivent se réveiller par eux-même. On ne peut pas les forcer ! Et jusqu'à ce que cela se produise, le peuple va continuer à demander plus de sécurité et de contrôle parce que c'est la façon dont leurs valeurs ont été programmées par le système depuis leur naissance.

Quand on y pense, ce que nous appelons un « pays » n'est rien de plus qu'une grande concentration de gens qui partagent des valeurs communes sur un territoire donnée. Avec le temps, ces valeurs s'ajustent et évoluent.

Aujourd'hui, les cultures de nombreux pays accordent de l'importance à des choses comme le sentiment de sécurité, la subordination et l'ignorance par rapport à ce qu’est la vraie liberté, l'indépendance et la conscience.

Lorsque vous constatez chaque jour que ces dites valeurs communes divergent des vôtres, ce qui reste du pays n'a alors plus d’importance : des lignes invisibles sur une carte et des contraintes inutiles.

À partir de là, je ne trouve pas qu'ils vaillent la peine de combattre. Au contraire, je préfère laisser ce pays s’effondrer sur lui-même. Après tout, tout est cyclique, alors ne perdons pas de temps pour construire son propre avenir !

À propos de l'auteur : cette note a été écrite par Alex Ricwald, spécialiste en sécurité globale appliquée. Pour découvrir son histoire et son activité, cliquez ici.

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